Le rappel des préparations commerciales pour nourrissons : une réalité inquiétante

24 mars 23 | Communiqués du MAQ

Le MAQ s’inquiète du peu de cas qui a été fait du récent rappel de préparations commerciales pour nourrissons (PCN) Nestlé Bon Départ déclenché à la suite des craintes de contamination par la bactérie Cronobacter sakazakii, qui peut entraîner de graves problèmes de santé chez les nourrissons, voire la mort.

Il y a un an à peine, la même bactérie, trouvée cette fois dans des PCN manufacturés par la multinationale Abbott aux États-Unis, aurait causé la mort d’au moins trois nourrissons et l’hospitalisation de plusieurs autres, puis mené à la fermeture d’une usine qui les produisait, déclenchant du même coup une pénurie mondiale de PCN.

Aux yeux du MAQ, le désintérêt vis-à-vis de cette nouvelle inquiétante découle de la banalisation qui s’est installée par rapport à l’utilisation des PCN, alors même que la science est claire : l’alimentation des nourrissons au sein est, et de loin, la méthode la plus sûre et la meilleure pour le développement et la santé des nourrissons ainsi que pour celle de leur mère. En outre, c’est également une voie qui allège le portefeuille des familles, comme le rappelait récemment le Dispensaire diététique de Montréal, qui évaluait que le coût des PCN avait augmenté de plus de 40% entre les mois d’octobre 2021 et juillet 2022, faisant ainsi en sorte que nourrir un bébé de trois mois avec des PCN coûtait dorénavant quatre fois plus cher aux familles que l’allaitement.

« À cause du manque de soutien, de nombreuses femmes doivent sevrer leur enfant alors qu’elles désiraient allaiter plus longtemps. Bien que l’allaitement soit une décision personnelle, nous avons la responsabilité collective d’offrir des environnements favorables à l’allaitement qui protègent cette pratique. Il existe bien sûr des situations où les PCN sont indispensables et nécessaires. Mais, en plus d’être malheureusement trop souvent laissées à elles-mêmes, les familles sont bombardées de messages insidieux portés par une industrie qui dépense sans compter pour leur faire douter de leur capacité d’allaiter tout en présentant leurs produits comme la solution à tous les défis rencontrés et sans jamais parler des risques associés. C’est déplorable, tant pour les mères prises individuellement que d’un point de vue de santé publique. Parfois, un seul biberon suffit à rendre un nourrisson dépendant des PCN jusqu’à son premier anniversaire. », a réagi la directrice générale du Mouvement allaitement Québec, Raphaëlle Petitjean.

 

Crédit photo : Sergiu Vale 

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